Compte bancaire d'un défunt : que se passe-t-il et que faire ?
Dès que la banque apprend le décès d'un client, elle applique des règles strictes. Comprendre ce mécanisme vous évite des blocages inattendus et de mauvaises surprises au moment de payer les obsèques.
Le blocage automatique du compte
À réception de l'acte de décès, la banque gèle immédiatement les comptes individuels du défunt : plus aucun retrait, virement ou prélèvement ne passe. Les procurations sont annulées le jour même, même pour le conjoint.
Le solde est conservé jusqu'au règlement de la succession, puis réparti entre les héritiers par le notaire.
Les exceptions à connaître
- Le compte joint continue de fonctionner normalement pour le co-titulaire survivant.
- Les frais d'obsèques peuvent être prélevés directement sur le compte bloqué, jusqu'à 5 910 € (montant 2025), sur présentation de la facture.
- Les successions inférieures à 5 910 € peuvent être débloquées sans notaire, avec un certificat d'hérédité.
Comment prévenir la banque ?
Envoyez une lettre recommandée avec preuve de réception accompagnée d'un acte de décès original. Mentionnez les numéros de comptes si vous les connaissez, et demandez la liste complète des avoirs (comptes, livrets, titres, coffre).
Si vous ignorez dans quelles banques le défunt avait des comptes, le notaire peut interroger le fichier FICOBA qui recense tous les comptes bancaires en France.
Et les crédits en cours ?
Les crédits immobiliers sont généralement couverts par l'assurance emprunteur : le capital restant dû est remboursé par l'assureur. Pour les crédits à la consommation, vérifiez le contrat — sans assurance, la dette entre dans la succession.